Manger cru devant Jemima Kirke

J’attends impatiemment l’automne mais l’automne ne vient toujours pas. Hier il faisait une chaleur insupportable à Paris, le ciel était si bleu qu’il m’aveuglait presque, j’ai horreur de ces ciels d’un bleu d’une seule et même nuance, on ne peut pas admirer ces ciels-là mais ils sont incontournables. On est condamnés à les subir, un peu comme ces femmes qui déambulent avec des faux seins énormes qu’on regarde non pas parce qu’elles sont belles mais juste parce que notre regard ne peut pas les éviter. Pour me réconforter, j’ai acheté ma première courge butternut de l’année et même s’il fait vingt degrés ressenti vingt-huit, je me ferais une soupe et je tremperais même des croutons maison dedans !

Depuis dix-neuf jours, je ne consomme plus de sucre du tout. Pas de sirop d’érable, de sirop d’agave, de rapadura ou de muscovado, encore moins du sucre roux, blanc, de la mélasse, rien ! Je me venge en mangeant un ou deux fruits par jour, il est évident qu’un fruit ne remplacera jamais un cookie au chocolat mais justement j’apprends à consommer des fruits tous les jours, c’est tout de même meilleur pour la santé. Hier j’ai acheté des myrtilles mais j’ai eu envie de chocolat. Je me suis souvenue d’une vidéo que j’avais vue il y a longtemps d’une cheffe vegan qui expliquait qu’on pouvait faire une crème au cacao cru avec des noix de cajou. J’ai fait un tour chez Sol Semilla (ils peuvent vous livrer partout en France) pour me fournir en poudre de cacao cru et en sirop de yacón parce que je ne comptais pas céder sur le sucre, j’ai juré sur la tête de mes chats que je ne consommerais pas de sucre pendant un mois, il me reste encore onze jours. Le sirop de yacón (ça se prononce « yaconne) est issu d’une plante qui pousse en Amérique du Sud, la « poire de terre », c’est un édulcorant végétal naturel qui a un goût proche du caramel mais avec une touche fruitée, c’est si bon qu’on serait tenté d’en déguster à la cuillère mais c’est hors de prix (15€ les 250 gr), je le réserve donc pour les grosses envies de sucré. Le sirop de Yacón a un Index Glycémique de 1 (contre 68 pour le sucre blanc), il est plein de potassium, magnésium, calcium et fer et il contient même des fibres, c’est l’alternative parfaite au sucre (les diabétiques peuvent en consommer). J’ai préparé cette crème au cacao cru juste avant de me caler pour regarder la saison 3 de Sex Education dans laquelle se trouve une actrice que j’adore, j’ai nommée Jemima Kirke.

Crème au cacao cru :

200 gr de noix de cajou non salées

8 cas de poudre de cacao cru (tu peux mettre du cacao non sucré classique si tu n’en as pas, genre du Van Houten)

4 cas de sirop de yacón (ou érable ou agave si tu n’en as pas)

20 cl de lait végétal (j’ai utilisé de l’amande mais avoine c’est encore mieux)

Mixer tous les ingrédients, je l’ai fait à l’aide de mon mixeur plongeant, j’aime quand il reste des morceaux de cajou, je n’aime pas quand c’est parfaitement lisse, c’est propre à chacun.

J’ai ajouté des myrtilles, on peut ajouter des framboises ou des poires ou n’importe quel fruit de son choix, ça fait une touche acide, c’est agréable.

Enjoy !

Jemima ❤

La mayonnaise sans œufs et le sandwich de la flemme

Dimanche ensoleillée ce matin, voir les chats se prélasser sous le rayon de soleil qui coupe le lit en deux ne me lasse pas. Ce sont les derniers jours de l’été, comme chaque année, j’attends l’automne et Halloween avec impatience, la fameuse « pumpkin spice » season est à mon sens la plus belle de l’année, Paris est si majestueuse lorsque les feuilles tombent ! Au bois de Vincennes, j’ai ramassé une pomme de pin et constaté que les arbres commençaient à changer de couleur pour mon plus grand bonheur. Un peu de patience…

En attendant, aujourd’hui c’était la flemme. Il faut savoir que la flemme va très bien avec « manger végétalien ». Tu n’as plus rien dans ton placard ? Pas grave tu peux très facilement te lancer dans une mayonnaise sans œufs ! Pour ma part, j’ai toujours détesté les œufs, je n’ai donc jamais fait une mayonnaise classique de ma vie et je n’en achetais pas non plus. En revanche, j’aime le goût de la mayonnaise végétale, ma préférée est (encore) celle de la marque Follow your heart qui s’appelle Vegenaise, dispo sur le site The Vegan Shop. J’ai décidé d’en faire moi-même, de me lancer dans ma première mayonnaise maison (après sept ans à manger végétal, on pourra dire que je manque de curiosité sur ce coup là- ou que … j’achète la Vegenaise parce qu’elle est excellente, certes). L’opération prend 5 minutes et 6 ingrédients et il suffit d’un mixeur plongeur, le secret c’est l’aquafaba, le jus d’une conserve de pois chiche. Et avec les pois chiche je fais ce que j’appelle « le sandwich de la flemme ». C’est l’équivalent du thon-mayonnaise version végétale, en gros j’écrase grossièrement des pois chiche à la fourchette, j’ajoute du citron, des câpres, de la moutarde et des herbes (souvent de l’aneth mais ça marche avec tout), des algues mais si t’aimes pas t’en mets pas, de l’oignon rouge et la mayonnaise, donc. Avec de la laitue. J’adore ce genre de recette parce que ça prend deux secondes, il faut juste avoir du pain.

Je dis que je n’ai rien foutu de la journée mais c’est faux, j’ai fait du ménage ce matin, j’ai réussi à prendre une douche malgré tout (certes pour remettre la même nuisette haha), j’ai lu et j’ai regardé cette série documentaire que j’adore sur Netflix, si tu aimes la musique, je ne peux que te conseiller Song Exploder qui raconte l’histoire d’un hit d’un artiste/groupe. Quand Trent Reznor explique comment il a créé Hurt, j’ai la chair de poule (ça me rappelle que j’avais proposé à mon ex d’appeler notre chat mâle Trent et il avait refusé prétextant que notre chat n’avait pas à subir ma groupie attitude. Je reste encore dubitative, je trouve ce prénom si original et fort, bref…). J’ai même lancé une machine aujourd’hui. J’ai peut-être fait un sandwich de la flemme mais je ne suis pas si lazy que ça. Non ? 😋

Peut-on donner du CBD à ses animaux ?

Depuis quelques années, on nous vante les bienfaits du CBD pour les humains, j’en ai moi-même acheté plusieurs fois pour faire une tisane afin de mieux dormir, si j’ai ressenti une certaine sérénité, cela n’a malheureusement pas empêché mon insomnie. Le CBD ou cannabidiol pour les intimes, c’est un peu comme n’importe quelle plante, sur certaines personnes cela fera des miracles, sur d’autres, ça ne fonctionnera pas vraiment. Cela étant dit, on ne perd rien à tester, si ce n’est quelques deniers…

Qu’en est-il de nos animaux ? Si le CBD peut aider certains humains à mieux dormir, être moins stressés, favoriser l’appétit ou réduire les douleurs d’articulations, peut-on espérer la même chose pour eux? Pour commencer, sachez qu’il ne faut JAMAIS donner de l’huile de CBD pour humains à vos animaux. En effet, selon la législation française, le CBD commercialisé comme « complément alimentaire » contient moins de 0,2% de THC, un psychoactif qui altère notre état d’esprit et qui peut se révéler très dangereux pour nos animaux. Il vous faudra donc vous tourner ves de l’huile de CBD sans THC. Attention, certaines marques vous feront croire que leur huile de CBD est sûre pour vos animaux alors qu’elle contient la même dose de moins de 0,2% que l’huile de CBD pour humains, soyez donc vigilants.

Après mes recherches personnelles, la seule marque de CBD pour animaux à la fois made in France et bio est Stilla, c’est un laboratoire français qui propose uniquement de l’huile de CBD, c’est fabriqué dans le Lot-et-Garonne. Ils ont une version 50ml à 29,90€ et 100ml à 54,90€. À titre personnel, c’est vers cette marque que je me dirigerai lorsque je me déciderais à tester sur mes quatre chats (ce billet n’est pas sponsorisé mais si la marque veut m’en envoyer, c’est avec plaisir ^^). Une autre marque propose des friandises enrichies au CBD ainsi qu’un spray, c’est Botaneo. Mais d’une part ce n’est pas bio et d’autre part il est impossible de savoir où sont fabriqués leurs produits à base de CBD, à vous de voir ! Idem pour la marque Cibapet qui propose de l’huile de CBD pour chats et pour chiens à différents dosages ainsi que des friandises, sur leur site, aucune transparence quant à la fabrication ou la provenance de leurs produits.

Comment fonctionne le CBD sur nos animaux et pourquoi en utiliser ?

Le CBD affecte les animaux par le biais de leur système endocannabinoïde. La recherche a montré que tous les animaux vertébrés ont un système endocannabinoïde interne, qui consiste en de nombreux récepteurs situés sur les cellules de tout leur corps. C’est là que différents cannabinoïdes comme le CBD interagissent avec ces récepteurs pour provoquer différents effets dans le corps. Par conséquent, l’huile de CBD pour les animaux peut :

apporter du confort
atténuer la nervosité
favoriser l’appétit
favoriser la mobilité
favoriser le sommeil
facilite la digestion

Quant au dosage, il est généralement indiqué sur l’étiquette et doit être administré avec une pipette mais pour vous donner une indication, la marque Holistapet (leader du CBD pour animaux aux États-Unis, malheureusement indisponible en France) a son propre tableau de dosage de CBD approuvé par les vétérinaires et recommande entre 0,50 mg (considéré comme une dose ordinaire) et 1 mg (une forte dose) de CBD pour chaque kg de poids corporel de l’animal.  Sachant que 1mg = une goutte.

Exemple 1 : Je veux donner à mon chien de 18 kilos une dose ordinaire, je multiplierais son poids par 0,50 pour obtenir 9 mg de CBD (18 X 0,50 = 9mg).

Exemple 2 : je veux donner à mon chat de 5 kg une dose forte, je multiplierais son poids par 1 pour obtenir 5 mg de CBD (5 X 1= 5 mg).

Dose ordinaire : Santé et bien-être quotidiens, stimulation de la fonction immunitaire, vieillesse, allergies, affections cutanées mineures, stimulation de l’appétit, stress et anxiété mineurs, problèmes digestifs et nausées, arthrite et inflammation articulaire modérées, douleurs mineures.

Dose forte : Douleurs chroniques, arthrite sévère et inflammation des articulations, problèmes de mobilité, crises d’épilepsie, symptômes liés au cancer, tumeurs, anxiété sévère, nausées extrêmes et vomissements.

Fréquence de dosage : Pour contrôler la douleur et l’inflammation, donner toutes les 8 heures ou selon les besoins. Pour contrôler l’anxiété, donnez 30 minutes avant l’événement (orage, feux d’artifice, départ de la maison, séparation, voyage avec votre animal). Pour tous les autres usages, donner une à deux fois par jour.

Pour éviter le surdosage, il vaut mieux commencer par une dose ordinaire puis augmenter quand on constate que notre animal le supporte bien. Il n’est pas toujours évident de trouver le bon dosage pour que le CBD fonctionne, il faut expérimenter et être patient. Pour le moment, les seules études qui ont été conduites aux États-Unis ne sont pas d’assez grande envergure pour être prises au sérieux (étude sur un panel de 16 chiens épileptiques, les résultats sont prometteurs puisque 89% d’entre eux ont pu réduire leurs crises grâce au CBD). Le surdosage provoquera un inconfort mais il est impossible de mourir d’un surdosage de CBD.

Pour finir, On peut donner l’huile de CBD à son animal directement dans sa bouche ou sur sa nourriture humide ou sèche. Si votre animal prend un médicament, vous pouvez lui donner du CBD, il n’y pas d’interaction connue à ce jour. Le goût de l’huile de CBD est appétant pour nos animaux, peu de risque qu’il recrache sa dose 😉

Conseils pour faire le deuil d’un animal

En 2020, j’ai perdu deux chats et je suis morte deux fois. Je me suis sentie seule au monde avec mon chagrin d’autant que les confinements et les couvre-feux se succédaient. J’ai pleuré pour trois vies, au moins. Mes chats sont la famille que je me suis choisie, ils ne sont pas juste « des animaux de compagnie ». Je suis en deuil, comme beaucoup d’entre nous, à bien des niveaux. La semaine dernière, j’ai participé à un séminaire virtuel sur la question du deuil de nos animaux, une journaliste américaine a écrit un article sur cet événement que j’ai traduit librement dans l’espoir d’aider ne serait-ce qu’une personne à se sentir moins seule.

Le deuil non reconnu est une chose bien réelle, et si vous avez perdu un animal, ce n’est qu’une des nombreuses choses que vous vivrez.

« Toutes les pertes animales ne sont pas reconnues parce qu’elles sont généralement minimisées socialement »

La perte d’un animal est difficile, et malheureusement, c’est une chose dont on ne parle pas souvent et à laquelle on ne prête pas beaucoup d’attention, surtout de la part des autres. Et le chagrin que les propriétaires d’animaux éprouvent après la mort de leur bien-aimé est souvent difficile à vivre, surtout lorsque les gens ont tendance à ignorer vos sentiments.

C’est là qu’intervient Jackson Galaxy, expert en comportement et bien-être des chats, vous connaissez peut-être le populaire Cat Daddy pour son émission emblématique sur Animal Planet « My cat from Hell » que si vous ne l’avez pas vue, 10/10, on vous la recommande vivement.

Lors d’un récent séminaire virtuel, organisé dans le cadre du « Jackson Galaxy’s cat camp », ce dernier s’est associé à Stephanie Rogers, spécialiste en deuil animalier, pour une discussion abordant ce sujet avec « Vous n’êtes pas fous, vous êtes en deuil ». Voici ce que les experts avaient à dire :

Quand on fait son deuil, cela ouvre une brèche. On ne fait pas le deuil d’une seule perte.

Galaxy a expliqué que lorsque son chat Lily est mort au début de l’année, il a également fait le deuil de sa mère. « On ne fait jamais le deuil d’une seule perte », a ajouté Rogers.

Le deuil non reconnu socialement est une chose très réelle, et vous en ferez probablement l’expérience.

« Le deuil non reconnu est défini comme « le chagrin qu’une personne éprouve lorsqu’elle subit une perte qui n’est pas ou ne peut pas être ouvertement reconnue, socialement sanctionnée, ou publiquement pleurée », explique Rogers. Pensez à des choses comme une fausse couche, une mort périnatale, un suicide, un meurtre et même des décès dus au Covid-19.

Et toutes les pertes animales ne sont pas reconnues parce qu’elles sont généralement minimisées par les autres.

Les pertes animales ne reçoivent que peu ou pas de reconnaissance publique, même parfois de la part des amis et de la famille, et souvent, nos animaux disparus ne peuvent pas être pleurés ouvertement, ces deuils ne sont pas soutenus socialement mais rejetés, dénigrés, ou dépréciés, a poursuivi Rogers.

Quand on vit ce genre de perte, on se sent particulièrement isolé et seul

« Le deuil de nos animaux de compagnie est un deuil qui n’est pas reconnu socialement », a déclaré Rogers.

Mais sachez que vous n’êtes pas seul.

Rogers poursuit : « Vous n’allez pas vivre toute cette douleur, ce chagrin et tout cela tout seul. Vous disposez d’un réseau invisible de personnes. »

Rappelez-vous que tous les êtes que vous avez aimés et perdus sont toujours avec vous

« Le lien existe toujours. Le lien ne meurt pas avec le corps », a déclaré Rogers.

Et sachez que vous n’êtes pas en train de « devenir fou »ni « faible », « immature » ou « trop émotif »

Rogers a poursuivi : « Vous n’êtes rien de tout cela, vous êtes en deuil ».

Nous avons un chagrin proportionnel à l’ampleur de notre amour

« Peu importe le format que prend l’amour – s’il a des écailles, de la fourrure ou de la peau – c’est la relation, l’amour que nous avons, qui définit l’intensité de notre chagrin », a déclaré Rogers.

Et juste pour que vous le sachiez, le deuil est un sentiment interne de perte. C’est un processus, pas un événement.

« Le deuil, c’est ce qui se passe en vous, que vous pouvez avoir du mal à exprimer, pour lequel trouver des mots », a déclaré M. Rogers.

Et le processus continue et se poursuit. Il n’y a pas de début, de milieu ou de fin.

« Il n’y aura jamais un moment où vous serez ‘OK’ avec le fait que votre être cher est mort », a expliqué Rogers. « Cela étant dit, cela ne continuera pas avec l’intensité que vous pouvez ressentir en ce moment. Cette intensité pourrait revenir dans 10 ou 15 ans, mais elle changera, elle continuera à changer tout au long de votre vie », a-t-elle poursuivi.

Le deuil est aussi une expression extérieure de l’expérience intérieure.

« L’exemple de deuil le plus évident qui existe, c’est les pleurs. C’est l’expression externe de l’expérience interne de la perte. Il y a aussi des rituels (comme allumer une bougie par exemple) et ils n’ont pas besoin d’être grands et élaborés. Un autre exemple est le partage d’histoires sur ceux qui sont morts », a déclaré Rogers

Vous pouvez même ressentir un deuil aggravé ou cumulatif.

« Cela se produit vraiment lorsque nous subissons plusieurs pertes qui surviennent plus rapidement que nous ne pouvons les traiter. Et lorsque cela se produit, nous n’avons pas assez de bande passante pour les traiter et cela inclut le deuil des pertes passées », a déclaré Rogers.

Il y a même quelque chose qu’on appelle le deuil collectif, et nous le vivons tous en ce moment.

« La définition du deuil collectif est lorsqu’une communauté, une société, une ville, une nation ou le monde entier subit collectivement un changement ou une perte extrême. » Rogers a poursuivi: « Lorsque vous vivez une période de deuil collectif, comme nous le sommes maintenant avec la pandémie de COVID-19, cela signifie que nous pleurons une perte toujours là, une perte qui continue, dont nous ne voyons pas vraiment la fin.. Il y a donc un niveau de stress et de traumatisme qui va avec. Et tout deuil individuel que nous vivons pendant une période de deuil collectif devient automatiquement un deuil aggravé. « 

Et c’est peut-être difficile à entendre mais il n’y a rien à faire contre le chagrin causé par le deuil

Ce que nous devons faire, c’est passer de l’idée de « surmonter » le deuil à celle de le comprendre comme une expérience de vie transformatrice », a déclaré Rogers.

Une chose que vous pouvez faire est accepter le chagrin.

« Tout d’abord, vous reconnaissez l’énormité et l’intensité de la perte, et vous le faites en vous rappelant que nous (comme nous l’avons mentionné précédemment) avons un chagrin directement proportionnel à l’ampleur de notre amour », poursuit Rogers. « Vous reconnaissez donc que si vous aimez beaucoup, votre chagrin sera grand. »

Un exercice utile consiste à s’asseoir, à penser à ce que vous avez perdu et à écrire « Voici celui que/celle que/ce que j’ai perdu… »

J’appelle cela « nommer et revendiquer une perte », a déclaré Rogers. « Rappelez-vous que les pertes ne sont pas toujours que des êtres vivants. Lorsque vous faites cette liste, vous pouvez commencer par votre perte la plus récente mais ne réfléchissez pas trop, laissez-vous aller instinctivement ».

Ensuite, demandez-vous « Comment mon monde a-t-il changé ? » suite à cette perte.

Rogers a poursuivi : « Lorsque vous avez le courage de vous asseoir et d’embrasser votre chagrin et de l’examiner, vous allez découvrir que les changements ne sont pas toujours négatifs. »

…et aussi « Comment puis-je intégrer cette perte dans ma vie ? » « Comment puis-je honorer au mieux celui/celle que j’ai perdu ? »

Rappelez-vous qu’il ne s’agit pas de « Comment puis-je m’en remettre ? », « Comment puis-je lâcher prise ? », « Comment puis-je aller de l’avant ? ». Ce n’est pas ce qu’est le deuil », a déclaré Rogers.

N’oubliez pas que l’auto-compassion est la clef

« Vous devez vous traiter vous-même comme vous traiteriez quelqu’un que vous aimez », a déclaré Rogers.

Et essayez de pratiquer la pleine conscience, d’être dans le moment présent.

Plutôt que de spéculer sur l’avenir, de se languir du passé ou de s’en vouloir pour le passé, c’est toujours dans le « maintenant » que commence le « normal », a déclaré Rogers.

Un moyen rapide d’arriver au « maintenant » est de se concentrer sur sa respiration.

« Une respiration concentrée fait baisser le rythme cardiaque et la pression artérielle et permet au sang de recevoir plus d’oxygène, ce qui signifie que vos pensées sont plus claires », a expliqué Rogers. (Ici un article qui parle de la cohérence cardiaque et une vidéo avec un exercice concret).

Et enfin, sachez que l’esprit préfère se sentir coupable plutôt qu’impuissant.

Rogers explique : « Pendant tout le temps où vous êtes malheureux, au fond de ce terrier de lapin, dans votre esprit, il y a un fantasme dans lequel votre animal bien-aimé est toujours vivant. L’une des plus grandes tâches du processus de deuil est de faire de la mort une réalité. C’est un processus lent. L’esprit rationnel sait qu’un décès s’est produit, mais c’est un long processus pour l’accepter. »

@maltemueller

Le sel de Maldon et les aiguillettes à la Thaïlandaise

Il y a deux ou trois ans je regardais un émission culinaire sur Netflix, je suis incapable de me souvenir laquelle, et j’ai appris que le sel de Maldon était le sel préféré des chefs. Je me suis sentie inculte : je n’avais jamais entendu parler de ce sel. Qu’avait-il de si exceptionnel ? Il ressemble un peu au sel de Guérande mais il a une forme pyramidale, son goût salé est prononcé tout en étant léger. C’est l’un des seuls sels qui ne nécessite pas de moulin car il s’émiette entre les doigts et craque très facilement entre les dents. Son goût prononcé affirmé permet d’en mettre moins, ce qui m’intéressait parce que j’ai la main un peu lourde. Et si les chefs étaient unanimes c’était aussi parce que c’est le sel le plus adapté pour les cuissons en croute de sel.

Pour la petite histoire, le sel de Maldon est exploité depuis 1882 dans l’Essex en Angleterre et il est produit selon les mêmes méthodes ancestrales par la quatrième génération de la famille Osborne (rien à voir avec Ozzie huhu). Depuis que j’ai goûté ce sel, je dois admettre qu’il est au-dessus des autres, il est devenu mon préféré, et je ne pensais vraiment pas avoir un « sel préféré » un jour… L’un de mes snacks de prédilection c’est prendre un morceau de pain, le tremper dans une huile d’olive de Taggiasca (j’en reparlerai sur le blog) puis tremper le tout dans le sel de Maldon. C’est orgasmique. On s’en doute, le sel de Maldon n’est pas bon marché, les 250gr sont vendus en moyenne autour de 6€ mais si j’en parle aujourd’hui, c’est parce que j’en ai trouvé chez l’enseigne Normal pour 2,90€ ! Si vous avez un Normal près de chez vous, je vous en conjure, essayez le sel de Maldon, il peut changer vos repas et donc un peu votre vie 😉

Depuis quelques temps les rayons de nos supermarchés ont été envahis par les simili-carnés, ces produits qui ressemblent à la viande mais n’en sont pas, ceux qui font grincer les dents les mangeurs de viande qui nous lancent « Mais pourquoi les vegans ils mangent de la fausse viande s’ils n’aiment pas la vraie viande ? ». Parce que ce qui compte c’est qu’aucun animal ne soit mort, Jean-Michel Dugland, voilà pourquoi. Parce que moi j’aimais le goût du poulet mais jamais je ne remangerais du poulet parce que je sais qu’avant de finir dans nos assiettes il vit une courte vie de misère et de souffrance et que je ne souhaite pas participer à ça. Je crois que chacun a ses préférences quand il s’agit de viande végétale, pour ma part, ma marque préférée est de loin Les Nouveaux Fermiers. Pour tout un tas de raisons, déjà c’est français, ensuite c’est délicieux, et j’aime le positionnement de la marque, leur univers, les packagings, c’est très bien pensé, à commencer par le nom. Quand j’ai la flemme de cuisiner, je fais cuire les aiguillettes végétales à la Thaïlandaise dans un peu d’huile de sésame, puis je fais du riz, j’ajoute des graines de sésame, un peu de citron et c’est prêt. Si vous n’avez pas goûté ce produit, je vous le recommande vivement, celui-là et toute la gamme à vrai dire. Mais celui-là en particulier, on peut l’acheter avec ses Tickets Restos, ce qui n’est pas négligeable 😄

Yeah you got that yummy yummy yummy yummy yummy yummy

Le pouvoir des pierres, les patates et les flocons d’avoine for ever

En passant à la caisse du Monop j’ai été attirée par un magazine intitulé « Les pouvoirs secrets des pierres », la couverture était rose, comment résister ? Je l’ai feuilleté et j’ai été agréablement surprise par le contenu, hop ! Sold ! La lithothérapie est à la mode mais ce n’est pas évident de s’y retrouver, on peut trouver des infos partout mais je trouvais intéressant d’avoir un support physique. C’est un très bon guide que je recommande, on y trouve tout ce qu’il faut sur les pierres, comment les choisir, les nettoyer, les recharger, où les acheter, comment réaliser des « potions magiques », tout ça pour seulement 6,99€ et non ce billet n’est pas sponsorisé du tout. Maintenant j’ai envie d’agrandir ma collection de pierres, forcément ! Ce guide conseille la boutique où je me suis rendue à Paris, Minerales dos brasil, c’est une toute petite boutique au fond d’une cour, j’y ai trouvé de jolis bracelets bon marché et des pierres brutes ou lisses, il faut avoir une idée des pierres que l’on veut s’offrir parce qu’il y a très peu de place pour déambuler. Pour celles qui ne sont pas à Paris, j’ai trouvé de jolies choses sur Etsy chez Bracelet and Co, le vendeur est adorable.

Si je pouvais je mangerais des patates matin, midi et soir, d’ailleurs je me souviens avoir fait presque un mois en mono diète patates sans me lasser et sans prendre un gramme, bien au contraire. J’aime la purée maison, les frites bien sûr, le gratin de pommes de terre, les rôties « à la suédoise », j’aime aussi une salade de pommes de terre toute simple avec une bonne sauce yaourt au soja-aneth. J’ai toujours aimé les blogs de cuisine, même s’ils sont omnivores, je pense qu’on peut être inspiré par à peu près tout et qu’on peut tout véganiser. J’ai trouvé une recette de patates écrasées à l’ail sur l’insta d’une blogueuse plus size et maman donc a priori loin de mon univers, pourtant je ne la remercierais jamais assez pour cette recette toute simple et pleine goût. Il suffit de faire cuire quelques patates à l’eau 15 mn puis de les écraser à l’aide d’un bol puis arroser d’huile d’olive, verser de l’ail frais au-dessus et enfourner 20mn. Le résultat sent si bon que le gros chat blanc s’est précipité dessus !

Il y a un autre ingrédient dont je ne peux me passer, c’est l’avoine, les flocons pour être précise (même si j’adore le lait aussi, pour info celui de chez Aldi ne coûte que 1,50€ et c’est le meilleur du marché, je le jure). Les flocons d’avoine sont très économiques, on peut en manger quasiment à tous les repas, j’avais testé une recette de porridge salé qui ne m’avait pas déçue, c’est nourrissant, c’est complet. J’avais de l’açaï alors j’ai fait un petit bol avec un yaourt Alpro skyr style (sans sucre), des framboises et des myrtilles et du coulis et voilà. Ce n’est vraiment pas compliqué de se faire un petit-déj sain, certes les fruits ne sont pas bon marché et l’açaï encore moins mais j’ai l’habitude d’en faire avec des pommes et une tonne de cannelle et c’est très bien aussi. La semaine se termine et bien entendu je me demande « Que vais-je bien pouvoir manger la semaine qui arrive ? ». On ne se refait pas 😋

Les anges gardiens, le parmesan végétal et le chaton qui court dans l’herbe

Depuis quelques jours, à chaque fois que je regarde l’heure, il est soit 12h12 soit 14h14 soit 17h17, c’est ce qu’on appelle « les heures miroir », ce sont des messages de nos anges gardiens, cela peut simplement vouloir dire « hey, tu n’es pas toute seule » ou « prépare-toi, il va se passer quelque chose de nouveau dans ta vie ». On peut ne pas croire aux anges gardiens mais… pourquoi ne pas y croire ? On ne risque rien à essayer d’être moins cartésien. À titre personnel, non seulement je leur parle mais j’ose leur demander de l’aide dans les pires moments, et j’en reçois, comme par « magie ». Il y a même un Wikihow pour entrer en contact avec son ange gardien, sait-on jamais^^

Ce midi j’ai eu une folle envie de pasta avec plein de sauce tomate basilic et une tonne de parmesan. Pour beaucoup de personnes qui décident de manger végétalien, l’arrêt du fromage est un supplice. Je mettais du parmesan en grande quantité sur absolument tout, j’en mangeais même à la cuillère comme un snack, ça me faisait des aphtes mais je m’en fichais. Jamais j’aurais pu imaginer que je ne mangerais plus de parmesan. Pourtant, aujourd’hui je continue d’en saupoudrer partout mais il est végétal et c’est moi qui le fait. Enfin… je mélange de la levure maltée qui donne un petit goût fromager à de l’amande en poudre, la même avec laquelle on fait les financiers, ça apporte de la consistance et du goût. La levure maltée se trouve en magasin bio, ma marque préférée c’est Markal, ça coûte environ 3€ les 250gr (celle de la Vie Claire est hors de prix et moins bonne). L’amande en poudre je la trouve bon marché chez Aldi (je crois que c’est 2,99€ les 250gr).

Certes, ça ne ressemble pas au « vrai » parmesan mais c’est tout aussi délicieux et j’en mange aussi à la cuillère (mais ça ne me fait pas d’aphtes, youhou). On peut ajouter du sel et du poivre à ce mélange, chacun fait un peu comme il veut. Je conserve le mélange dans un vieux pot de Confipote, à l’abri des moucherons (j’ai fait l’erreur de ne pas faire la vaisselle pendant deux jours et j’ai été envahie…).

Il existe du parmesan végétal vendu encore une fois en magasin bio et j’y cède de temps en temps (c’est cher), je pense notamment au Grattino à base de noix de cajou et de macadamia. Le meilleur que j’aie pu goûter n’est malheureusement pas en vente en France, c’est le Follow your heart, il a le même goût que le vrai à tel point que j’ai dû demander au serveur « Is this really vegan ? I mean, are you SURE ? ». C’était dans ce qui constitue pour moi le meilleur restaurant vegan, j’ai nommé Avant Garden, dans l’East Village à New York, un restaurant du chef Matthew Kenney que je vénère.

Avant qu’il ne fasse trop chaud, j’ai fait un tour avec mon chaton au bois de Vincennes, histoire d’épuiser la mini bête, elle s’est amusée à courir dans l’herbe, à tout sentir, à miauler de joie et parfois de peur quand un chien venait nous faire un coucou (c’est rigolo parce qu’il y a beaucoup de chiens qui adorent les chats). Elle a aussi posée comme une véritable star. Il y a comme ça des journées qui commencent mal et qui finissent bien. Anne Frank disait « Je ne pense pas à toute la misère, je pense à la beauté qui reste » ❤

Passion feuilles de nori

Depuis que je suis vegan, j’ai développé une passion pour les feuilles de nori que j’achète chez Paris store (épicerie asiatique) parce que c’est bon marché, moins de un euro les cinq feuilles si mes souvenirs sont bons (en supermarché classique c’est hors de prix, je ne sais pas pourquoi). C’est un excellent snack pour moi ou l’un de mes chats qui en raffole (les autres ne sont pas intéressés du tout, mystère…). Il y a quelques années, j’ai découvert le tartare d’algues Bord à bord, c’est un produit de luxe (32€ le kilo) que j’aime m’offrir de temps à autre, dégusté sur un simple petit Krisprolls, c’est un vrai bonheur gustatif. Certes, ce serait plus économique d’en faire moi-même, et j’ai déjà essayé une recette ou deux mais ça n’a pas exactement le même goût.

J’aimais beaucoup les saveurs de la mer, il m’arrive d’être nostalgique des sardines grillées mais il me suffit de penser au documentaire Seaspiracy pour cesser de pleurnicher sur de vieux souvenirs. D’autant que je me créé plein de souvenirs depuis. Avant, je n’aurais jamais pensé pouvoir faire moi-même des makis, encore moins sans tapis en bambou ! Je suis le genre de personne qui aime tellement le riz que je l’achète par sacs de cinq kilos comme si j’avais une famille nombreuse (alors que j’ai quatre chats, je suis donc la seule à consommer le riz^^). Les puristes me tueraient mais je mets du riz long dans mes makis maison (en même temps je fais aussi du risotto parfois avec, oups je ne respecte rien!). Ce midi, toujours dans le cadre de mon désir de manger sainement, j’ai fait des makis très simples au tofu et au sésame. J’ai ajouté des radis pour le côté croquant et voilà ! La vraie difficulté c’est de réussir à rouler les feuilles de nori mais il suffit de regarder une vidéo (qui date de 2013, j’adore!) et de se lancer. On peut quasiment tout mettre dans une feuille de nori, c’est encore une fois le genre de plat qui impressionne alors que ça coûte trois fois rien et que c’est simple à faire. D’autant qu’on peut aussi faire des makis sucrés, mais j’y reviendrai une prochaine fois:)

La fin des fraises, l’amour de la coco et le retour fracassant du tofu

L’été touche à sa fin et avec lui les vacances, les abricots juteux et la chaleur. Certes cette année, de chaleur il n’y eut point ou si peu, ce qui ne m’a clairement pas empêché de me délecter de glaces, notamment grâce à Picard sur qui on peut toujours compter. Pour les sorbets aux fruits, mais pas que. La découverte de la saison c’est cette glace au chocolat avec des copeaux de chocolat croquants à l’intérieur, un délice ! Ça m’a fait pensé à la célèbre stracciatella mais version sans vanille. Sans surprise cette année, j’ai pris du poids. Pour moi, l’été n’est pas du tout synonyme de salade ou de frugalité, l’été c’est la décadence, c’est un cheat meal de trois mois…

Pour ne rien arranger, j’ai acheté pour la première fois de ma vie du lait de coco concentré sucré en tube, trouvé chez Tang Frères. C’est un produit made in Thaïland, ça m’a rappelé des vacances là-bas sur l’une de ces îles paradisiaques où j’étais allée seule après une rupture, chaque jour à la même heure j’attendais le marchand de glaces ambulant, il ne vendait qu’une seule glace : noix de coco maison. C’était bon marché et délicieux, la noix de coco c’est le goût du paradis, c’est un peu comme la cannelle, plus il y en a, plus je suis heureuse ! Je ne remercierais jamais assez @accidentellementvegan pour avoir montré ce lait de coco concentré sucré dans l’une de ses stories. Calée devant la série Girls que je regarde à nouveau en entier pour voir comment ça a vieillit, j’ai passé une journée certes avec crise de foie à la clef mais ce sont les risques du métier:)

Cette semaine, je me vois contrainte de prendre de bonnes résolutions et de m’y tenir. Adieu le sucre, adieu le chocolat, bonjour les courgettes et le tofu. Je suis déterminée à manger sainement, à considérer mon corps comme un temple plutôt qu’une poubelle de fast food. Je vais cuisiner tous les jours, ça va me prendre du temps mais je sais que mon corps va me remercier, il est temps que j’arrête de faire plaisir uniquement à mes papilles. Pour le commun des mortels, le tofu est d’un ennui profond, mais il suffit de savoir le cuisiner. On peut par exemple le couper en morceaux, le tremper dans la Maïzena et le faire frire dans une poêle et ajouter de la sauce soja en fin de cuisson, c’est un succès garanti. Quand on a un peu plus d’imagination (et de temps), on peut faire tremper son tofu dans une marinade classique le temps d’une nuit (mais une heure suffit à donner du goût). Le tofu s’achète exclusivement en épicerie asiatique, les blocs tout durs vendus une fortune au rayon bio du supermarché sont à bannir, ils sont la raison pour laquelle tant de personnes croient détester le tofu : ce n’est pas du tofu ! Allez donc en épicerie asiatique, ici à Paris c’est 1,75€ le bloc de 500 gr, en province c’est encore moins cher. Je suis contente parce que mon chaton s’est délecté de ma sauce à la courgette et graines de sésame, elle était trop épaisse, je ferai mieux demain.

Bonne rentrée !